Présidentielle 2026/La FCBE choisit son candidat : Le poids plume politique Paul Hounkpè, éternel figurant électoral ?

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La Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) a enfin annoncé, ce mercredi 1er Octobre, son candidat pour la présidentielle de 2026. Le choix s’est porté sur Paul Hounkpè, ancien ministre de la Culture de Boni Yayi. Pour beaucoup d’observateurs, ce choix prête plus au sourire qu’à l’enthousiasme. L’ex-maire de la commune de Bopa n’a jamais été un poids lourd de la politique béninoise et peine à convaincre en dehors des cercles restreints de la FCBE. Ses performances passées illustrent d’ailleurs sa faible capacité à mobiliser un électorat significatif. Lors de la présidentielle de 2021, il avait obtenu seulement 11,36 % des voix, loin derrière Patrice Talon qui avait été réélu avec 86,30 %. Aux législatives de 2023, la FCBE a été complètement laminée. Le putschiste du parti de chef du régime défunt s’en était sorti avec 4,42 % des voix au niveau national et zéro siège. Le parti, jadis influent, est aujourd’hui une coquille vide qui peine à se faire entendre.

Par La Rédaction

Cette désignation apparaît comme le reflet d’une profonde fragilisation interne. La FCBE a perdu plusieurs de ses figures emblématiques au fil des ans, affaiblissant son appareil et son implantation nationale. Là où le parti affichait autrefois une force capable de peser sur les scrutins nationaux, il n’est désormais plus qu’un acteur marginal, incapable de peser sur la politique béninoise. Le choix de Paul Hounkpè, déjà perçu comme un bras cassé, souligne cette réalité crue. Dans les salons politiques, l’annonce a provoqué des rires sous cape. Des journalistes et analystes soulignent le décalage entre l’ampleur de l’élection et la faiblesse du candidat choisi.

Sur le plan pratique, Paul Hounkpè et la FCBE devront affronter un obstacle majeur. Il s’agit de l’obtention du précieux sésame des parrainages nécessaires pour valider la candidature. Selon le code électoral béninois, tout candidat doit obtenir le soutien d’au moins 28 élus. Compte tenu de l’érosion du parti et de son influence limitée à travers le pays, réunir ce nombre minimal d’appuis relèverait de l’exploit. Les chances que la FCBE franchisse cette étape sans alliances ou compromis apparaissent minces.

Par ailleurs, la désignation de ce candidat souligne également l’absence de vision stratégique au sein de la FCBE. Plutôt que de s’appuyer sur un profil charismatique, même extérieur au parti, capable de rassembler l’opposition ou de mobiliser un large électorat, elle se rabat sur un nom qui assure simplement la continuité d’une structure moribonde. Il est difficile de voir comment Paul Hounkpè pourrait peser significativement dans une élection où le président sortant ne se représente pas, mais où la compétition reste intense.

En réalité, ce choix illustre l’état de déliquescence d’un parti autrefois influent. La FCBE, aujourd’hui marginale, semble se contenter d’exister symboliquement. La présidentielle de 2026 s’annonce donc sans grande surprise sur le plan national, et la FCBE risque de n’être qu’un figurant, incapable d’influencer le débat ou de mobiliser les électeurs. La campagne qui s’ouvre pour Paul Hounkpè sera longue et semée d’embûches. Il est probable que l’on rit encore sous cape à chaque étape, tant le contraste est grand entre l’importance de l’élection et la faiblesse du candidat choisi par la FCBE.

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