France/Le navire russe sous faux pavillon béninois arraisonné au large de Saint-Nazaire : Le nom du Bénin utilisé pour financer la guerre en Ukraine après les sanctions occidentales

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Le Boracay, un navire pétrolier russe de 244 mètres, (également connu sous les noms Pushpa et Kiwala) et battant pavillon béninois, a été intercepté et immobilisé au large du parc éolien de Saint-Nazaire en France. Il était stationné depuis plusieurs jours dans ces eaux territoriales françaises. Selon Paris, le navire est inscrit sur la liste des sanctions de l’Union européenne visant la « shadow fleet » russe, une flotte fantôme mise en place par la Russie pour financer la guerre en Ukraine aprè  

Par La Rédaction

A s’en tenir à différents recoupements, le Boracay aurait quitté le terminal pétrolier russe de Primorsk le 20 septembre dernier, pour ensuite transiter par les eaux danoises autour du moment où des drones ont survolé l’aéroport de Copenhague le 22 septembre. Des analystes et médias occidentaux suspectent qu’il pourrait avoir servi de plateforme de lancement ou de support pour des opérations de drones de l’armée de Vladimir Poutine. Après son arraisonnement, les autorités françaises ont fait monter à bord une dizaine de contrôleurs et militaires. Deux membres d’équipage, le capitaine et le second, ont été placés immédiatement en garde à vue. L’enquête judiciaire, conduite par le parquet de Brest, porte notamment sur le « défaut de justification de la nationalité du navire » et le « refus d’obtempérer ».

Selon les services maritimes français, le Borocay n’a pu fournir de documents fiables attestant de son immatriculation ou de sa nationalité. Il est en outre reproché à l’équipage de ne pas coopérer pleinement avec les autorités. Des radars, navires et moyens de surveillance maritime ont été mobilisés autour de la zone. Un navire de la Marine française assurait le suivi du Boracay dans la mer de la Manche avant qu’il ne change de cap pour s’ancrer près de Saint-Nazaire.

On apprend par ailleurs que le navire fait l’objet de sanctions et d’interdictions de la part du Royaume-Uni et de l’Union européenne depuis plusieurs mois. Il est suspecté de pratiquer des méthodes de transport de pétrole jugées irrégulières pour contourner les sanctions imposées à la Russie après l’invasion de l’Ukraine. Quant aux autorités danoises, elles enquêtent également sur les survols de drones ayant perturbé le trafic aérien à Copenhague et Aalborg, et plusieurs pays européens pointent ce navire comme l’un des suspects possibles. Le Kremlin pour sa part, interrogé sur l’affaire, a nié toute connaissance précise du navire mais qualifié d’« actions provocatrices » les interventions d’États tiers.

À ce jour, l’enquête est en cours, et aucune décision définitive de jugement ou de saisie du navire n’est encore connue.

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