Présidentielle 2026/Caution de 25 millions F Cfa pour chaque duo prétendant : Corneille Atindéhou recadre Les Démocrates et salue l’inspiration de Talon
Le parti Les Démocrates de Boni Yayi a lancé son appel à candidatures pour le duo présidentiel dans le cadre du scrutin du 12 Avril prochain. Et, entre autres critères, une caution de 25 millions de francs CFA est désormais exigée aux prétendants dont 20 millions seront restitués aux candidats non retenus. Pour le vice-coordonnateur du Bloc Républicain dans la sixième circonscription électorale, Corneille Aindéhou, c’est une mesure interne des Démocrates qui est directement inspirée par les réformes politiques du régime de la Rupture. En outre, selon les instances du principal parti opposé à la gestion actuelle du pays, les dossiers doivent être déposés d’ici le 4 octobre prochain au siège du parti.
Par Renaud ACCROMBESSY
Pour Corneille Atindéhou, membre influent du Bloc Républicain et soutien indéfectible du Président Patrice Talon, cette décision illustre parfaitement l’école du réalisme politique ouverte par le chef de l’État. A ses yeux, en exigeant une caution élevée, le parti de Boni Yayi s’inspire directement de la réforme du système partisan qui a débouché sur la loi n° 2019-43 du 15 Novembre 2019 portant Code électoral. L’homme politique rappelle que Patrice Talon avait mis en place des verrous pour décourager les candidatures fantaisistes. « La réforme avait en effet porté la caution présidentielle de 15 millions à 250 millions de francs CFA. Une décision forte qui, à l’époque, avait fait couler beaucoup d’encre mais qui a contribué à assainir le jeu politique » Et d’ajouter que « la caution interne de 25 millions f Cfa dépasse largement les 15 millions du Code électoral de Boni Yayi qui s’inscrit dans les pas de son successeur ».
Le leader républicain souligne par ailleurs que Les Démocrates, souvent très critiques du code électoral, en valident désormais indirectement les principes en reprenant à leur compte l’esprit de la réforme. A entendre Corneille Atindéhou, « ce choix démontre que même l’opposition reconnaît la pertinence de la vision du chef de l’État ». Il estime qu’il est dès lors inutile pour LD de réclamer sans cesse une relecture du Code électoral quand ses propres dirigeants finissent par copier certaines dispositions qu’ils critiquent. En conséquence, il invite Boni Yayi et ses ouailles à dépasser la posture de contestation permanente et à accompagner les actions du président Talon en faveur du développement du Bénin et du bien-être des populations. Pour lui, le débat sur les textes ne doit pas occulter l’essentiel. Ce qui importe aujourd’hui, insiste-t-il, c’est de travailler sur le terrain, de conquérir les électeurs, de proposer une vision crédible et réaliste pour le pays. Ce à quoi il s’attèle d’ailleurs depuis la désignation du duo Wadagni-Talata en vue d’assurer une victoire incontestable aux candidats de la majorité présidentielle.

La pertinence de l’analyse de Corneille Atindéhou se vérifie dans la pratique. Les partis d’opposition qui dénonçaient hier la réforme du système partisan en reprennent aujourd’hui l’ossature pour sélectionner leurs propres candidats. Cela traduit une évolution du discours et une adaptation silencieuse à la nouvelle donne politique. En clair, le Code électoral mis en place sous Talon ne se limite pas à quelques dispositions contestées. Il devient une référence. Y compris pour ceux qui disent le combattre.
Corneille Atindéhou conclut que le président Patrice Talon a déjà tracé une voie claire pour le Bénin. Une voie faite de rigueur et de réformes courageuses. Ceux qui aspirent au pouvoir, dit-il, doivent s’en inspirer au lieu de le combattre inutilement. En ce sens, Les Démocrates, en exigeant une caution, reconnaissent à leur manière la justesse de la démarche du chef de l’État.
En appelant à cette cohérence politique, le jeune acteur politique invite l’opposition à se mettre du bon côté de l’histoire. Selon lui, accompagner Patrice Talon dans ses actions en faveur du progrès et du bien-être des populations, c’est servir le Bénin. « Et c’est là la véritable mission de tout responsable politique » va-t-il trancher pour finir.