Bénin/Nouveau délire de Tiani : Un 10ème navire avec des milliers de soldats français au Port de Cotonou pour attaquer le Niger, affirme le putschiste
Le chef de la junte nigérienne, Abdourahamane Tiani, a encore frappé. Devant des soldats au Niger, le samedi 8 novembre 2025, le tombeur de Mohamed Bazoum a affirmé qu’un dixième navire français, un porte-hélicoptères baptisé Tonnerre, avait accosté au port de Cotonou le 6 novembre, avec à son bord des milliers de soldats venus préparer une attaque contre le Niger. Une déclaration insensée, sans la moindre preuve, mais fidèle au style Tiani, fait d’exagérations, de théories du complot et d’accusations gratuites.
Par La Rédaction
Depuis plus de deux ans, le putschiste au pouvoir à Niamey s’est fait une spécialité de ces discours tonitruants. À chaque fois que la situation de son pays se dégrade, il invente un ennemi extérieur pour détourner l’attention. Les Nigériens méritent mieux qu’un dirigeant qui s’enferme dans la peur et le mensonge. Les Béninois, eux, n’ont pas le temps de ces élucubrations. Le Bénin construit son développement, renforce ses institutions et avance sereinement sur la voie du progrès. Personne à Cotonou n’a l’intention d’accueillir des forces étrangères pour attaquer qui que ce soit. Le Gouvernement béninois l’a toujours dit.
La vérité, c’est que le Niger de Tiani est à bout de souffle. Depuis le coup d’État de juillet 2023, le pays s’enfonce dans la crise. L’économie a chuté de près de 10 % en 2024. Les caisses de l’État sont exsangues après le retrait des aides budgétaires internationales. Les salaires des fonctionnaires sont versés avec retard. Dans les zones rurales, la pauvreté s’aggrave. Les attaques terroristes se multiplient dans les régions de Tillabéri et de Diffa malgré les promesses de la junte. Des centaines de milliers de déplacés vivent dans des conditions précaires. Les écoles ferment, les hôpitaux manquent de tout. Pendant ce temps, le régime s’enferme dans la propagande et la victimisation.
Plutôt que de s’attaquer aux vrais problèmes de son pays, Tiani préfère inventer des menaces imaginaires. Il accuse la France, les États-Unis, le Bénin, parfois même ses propres alliés. Cette rhétorique de peur ne nourrit ni les familles, ni les soldats, ni les espoirs d’un peuple lassé des promesses creuses. Le Niger ne se redressera pas avec des rumeurs mais avec du courage et du travail.
Tiani ferait mieux de regarder la réalité en face. De rétablir la démocratie. De tendre la main à ses partenaires. Et surtout de cesser de distraire son peuple avec des histoires de navires fantômes pendant que son pays sombre dans la misère.