Energie au Bénin/Des milliards investis, des réformes engagées : Comment la SBEE d’EBAGNITCHIE réduit à néant les efforts du régime Talon et plombe le développement du pays

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Il est des reculs qui coûtent cher à un pays. Le Bénin en vit un, au quotidien, à chaque fois que le courant s’en va sans crier gare. Car derrière chaque coupure d’électricité, c’est une nation entière qui recule. Et derrière ce recul, il y a un nom clairement identifié. C’est la Société Béninoise d’Énergie Électrique (SBEE), dirigée depuis juillet 2025 par l’Ivoirien Hippolyte EBAGNITCHIE.

Le constat est brutal. Le gouvernement de Patrice TALON a consenti, depuis 2016, des efforts colossaux pour doter le Bénin d’une énergie fiable. Des dizaines de milliards de francs CFA ont été injectés dans le secteur. Des centrales construites et des lignes de transport réhabilitées. Sans parler des idoines réformes structurelles engagées pour moderniser la distribution. Le Bénin a signé des accords d’interconnexion régionale. Tout cela avec l’ambition affichée de faire de l’énergie un levier de développement économique. La vision du Président Patrice Talon était simple et sans appel. Un investisseur ne s’installe pas là où le courant joue à cache-cache.

Mais voilà. Tout cet édifice patiemment construit semble se fissurer sous la gestion d’EBAGNITCHIE. Les coupures sont revenues de manière spectaculaire. Elles sont plus longues, plus fréquentes et surtout plus imprévisibles. Des heures sans électricité ici, une nuit entière là-bas Parfois plusieurs fois la même nuit. Sans préavis. Sans explication. Sans calendrier de délestage communiqué aux abonnés.  Cette absence de communication est en elle-même une faute de gestion. Une direction générale digne de ce nom doit informer et rassurer les populations. EBAGNITCHIE, lui, laisse les populations dans le noir, au propre comme au figuré.

Les conséquences sont désastreuses. Le petit commerce, colonne vertébrale de l’économie informelle béninoise, saigne à chaque coupure. Les congélateurs lâchent, les marchandises pourrissent, les machines s’arrêtent. Les unités de production artisanale perdent des heures de travail irrecouvrables. Cerise sur le gâteau, de nombreux foyers n’ont pas accès à l’eau sans électricité. Quant aux investisseurs étrangers, ils observent et hésitent. On ne délocalise pas une usine dans un pays où l’électricité est aléatoire. Comme dit le proverbe, on ne bâtit pas une maison solide sur un sol qui tremble.

Et quand la SBEE daigne rompre son silence, c’est pour invoquer des travaux d’entretien. A croire que rien n’avait jamais été entretenu avant l’ère EBAGNITCHIE. Comme si le réseau avait été livré à lui-même pendant des décennies et qu’il fallait tout reprendre à zéro. L’argument ne trompe personne. Il irrite même. Car les abonnés béninois paient leurs factures rubis sur l’ongle. Ils s’acquittent de leurs obligations financières envers une société d’État qui leur inflige, en retour, une qualité de service digne d’une prestation gratuite. Payer pour ne rien recevoir de convenable, voilà l’équation absurde que vivent chaque jour des milliers de Béninois.

Une question légitime mérite donc d’être posée sans détour. A quoi servent les milliards investis par le régime Talon si la distribution reste le maillon faible de la chaîne ? Hippolyte EBAGNITCHIE ne dirige pas seulement une société d’État en difficulté. Il hypothèque, par son bilan plus que mitigé, l’avenir économique d’un pays tout entier. Le Bénin mérite mieux que ce gestionnaire dont la boussole semble égarée.

Par : R.A.

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