Bénin/Tokpa tokpa à Cotonou et Abomey-Calavi : Ali Orou Charles Chérif Dine Akiola interpelle les Préfets du Littoral et de l’Atlantique sur le chaos du transport urbain
Ali Orou Charles Chérif Dine Akiola n’est pas homme à se taire quand l’intérêt général est en jeu. Citoyen engagé du Grand Nokoué, il a pris sa plume pour interpeller directement les Préfets des départements du Littoral et de l’Atlantique sur une réalité que beaucoup subissent en silence mais que peu osent dénoncer publiquement. Dans une lettre ouverte aussi courageuse que lucide, il pointe du doigt la prolifération anarchique des tricycles et minibus “tokpa tokpa” dans les rues de Cotonou et d’Abomey-Calavi, et appelle les autorités à des mesures urgentes et concrètes pour mettre fin à ce désordre qui coûte des vies.
Exkluzif vous livre l’intégralité de ce plaidoyer citoyen.
Lettre ouverte aux Préfets des départements du Littoral et de l’Atlantique
Objet : Plaidoyer pour la régulation des tricycles et minibus “tokpa tokpa” à Cotonou et Abomey-Calavi
Monsieur le Préfet,
Je me permets de vous adresser cette lettre ouverte en tant que citoyen profondément préoccupé par la situation alarmante du transport urbain dans nos villes du Grand Nokoué.
Depuis plusieurs années, les tricycles et minibus communément appelés “tokpa tokpa” se sont imposés comme un moyen de transport accessible et indispensable pour une grande partie de la population. Toutefois, leur prolifération incontrôlée et le manque de régulation rigoureuse engendrent aujourd’hui de graves conséquences sur la sécurité publique.

En effet, il ne se passe presque plus un jour sans que des accidents de circulation impliquant ces engins ne soient signalés. Excès de vitesse, surcharge, non-respect du code de la route, absence de formation adéquate des conducteurs, arrêts brusques sur la chaussée, stationnements anarchiques… autant de comportements qui mettent quotidiennement en danger la vie des usagers et des riverains.
Messieurs les Préfets, il devient urgent d’agir.
Nous ne remettons nullement en cause l’utilité de ces moyens de transport pour les populations. Mais leur fonctionnement actuel constitue une menace réelle et croissante pour la sécurité de tous. Il est donc impératif que des mesures fortes soient prises afin de mettre en place une réglementation stricte encadrant leur circulation, d’exiger une formation et une certification obligatoires des conducteurs, de renforcer les contrôles routiers et de sanctionner avec fermeté les infractions constatées, de définir des itinéraires fixes et des zones de stationnement appropriées, et enfin de limiter le nombre d’engins autorisés à circuler pour mettre fin à l’anarchie ambiante.
La sécurité routière ne doit pas être une option. Elle est une priorité absolue. Chaque vie perdue sur nos routes est une perte de trop. Pensons à nos concitoyens. Pensons aux familles dévastées par un deuil brutal et inattendu. Pensons à ce que chaque individu représente pour les siens, pour la société et pour notre pays tout entier.
Nous vous faisons confiance pour prendre les dispositions nécessaires afin de restaurer l’ordre, la discipline et la sécurité dans le secteur du transport urbain de nos deux départements.
Dans l’attente d’actions concrètes et à la hauteur de l’urgence de la situation, veuillez recevoir, Messieurs les Préfets, l’expression de ma très haute considération.
Ali Orou Charles Chérif Dine Akiola, Citoyen engagé