Législatives 2026/Sept députés absents des listes des partis de la majorité : Coïncidence politique ou représailles après leur vote de rejet de la constitution en 2024 ?

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Justin Agbodjètè. Edmonde Fonton. Lazare Séhéouèto. Bio Gounou Sina. Lambert Agongbonon. Eustache Akpovi. Malick Gomina. Sept élus. Sept figures de la majorité présidentielle. Mais aussi sept exclusions soudaines à quelques semaines des législatives du 11 janvier 2026. Les premières versions évoquées ici et là laissaient entendre qu’il s’agissait de retraits volontaires. La réalité semble être toute autre. Les intéressés n’ont pas “décidé”. Ils auraient été écartés.

Par La Rédaction

Une élimination sèche, silencieuse, brutale et tranchée. Et qui tombe comme un couperet sur des députés pourtant encore très actifs dans l’hémicycle. Le timing fait sourciller. Les sept ‘’retraits volontaires’’ ont tous un point commun. Ils avaient tous voté contre la prise en considération de la proposition de révision de la Constitution dans la nuit du 1er au 2 mars 2024. Une coïncidence qui interroge. Victor Hugo écrivait que le hasard “peut être un pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer”. Mais au Bénin, le hasard ressemble parfois à un pseudonyme politique.

Difficile de croire que cette simultanéité n’est qu’un alignement malencontreux. Sept députés. Tous membres de la mouvance. Tous sanctionnés de la même manière. Et tous ayant pris la même position dissidente lors d’un vote crucial où le Gouvernement attendait un soutien massif. La question se pose. N’assistons-nous pas à une opération punitive en règle contre des élus qui ont osé dire non à la volonté présidentielle. Est-ce une vengeance froide ? Un rappel à l’ordre ? Ou peut-être une manière de rappeler que la discipline au sein du camp majoritaire n’est pas une option.

Ces dernières heures en effet, plusieurs sources internes confirment que la direction n’a laissé aucune marge. Les noms ont été rayés et remplacés ‘’au sommet’’. Sans négociation. Sans explication réelle. Certains au sein des deux grands partis avouent être “choqués mais pas surpris”. Montaigne disait que “la désobéissance est un vice plus dangereux que l’erreur”. La mouvance semble avoir choisi son camp. Mieux vaut un député docile qu’un élu capable de voter selon sa conscience.

Mais cette stratégie comporte un risque. Écarter sept députés populaires et bien implantés peut fragiliser des circonscriptions entières. Le renouvellement forcé rappelle que le pouvoir sait récompenser. Il sait aussi frapper. Et surtout que le pardon lui est une notion inconnue. Mais les observateurs avertis voient dans cette opération une démonstration d’autorité. Une manière de dire que l’indépendance d’esprit a un prix. Et pour le ‘’patron’’ de montrer qu’il garde la main jusqu’à la fin.

Le débat est ouvert. Une coïncidence trop parfaite pour être innocente. Une sanction qui ne dit pas son nom. Et un message fort. Dans la majorité, ceux qui sortent du rang sortent aussi des listes.

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