Un détenu s’est évadé dans la soirée du lundi 18 août 2025 de la prison civile d’Abomey-Calavi, dans le département de l’Atlantique. À en croire les premiers recoupements, l’homme aurait profité d’un moment de flottement entre 20h30 et 21h pour tromper la vigilance des gardiens. Son absence n’a été constatée qu’au moment de l’appel du soir.
Par La Rédaction
Selon plusieurs médias, le fugitif n’est pas un simple prévenu. Il s’agit d’un braqueur condamné à plus de vingt ans de prison, un profil qualifié de « dangereux » par les sources proches du dossier. Visiblement, c’est justement cette réputation qui alimente aujourd’hui l’inquiétude dans la commune. Car au-delà de l’évasion, c’est la peur d’éventuelles représailles ou d’attaques armées qui hante désormais les esprits. À s’en tenir aux témoignages recueillis dans certains quartiers d’Abomey-Calavi, de nombreux habitants redoutent que l’homme ne retrouve son ancien réseau. « On n’est plus en sécurité. Il peut frapper à tout moment », confie un riverain, interrogé sous anonymat.
Mais les interrogations ne s’arrêtent pas là. Comment un détenu de ce calibre a-t-il pu se volatiliser si aisément ? Or, ce n’est pas la première fois que la prison civile de Calavi fait parler d’elle en matière d’évasion. En octobre 2021 déjà, deux prisonniers s’étaient échappés. Des cas qui pussent à se poser des questions sur les dispositifs de surveillance dudit centre carcéral. Les forces de sécurité, de leur côté, affirment avoir lancé des recherches tous azimuts. À en croire des sources policières, une alerte a été diffusée dans plusieurs zones sensibles de l’Atlantique et du Littoral. Mais pour l’instant, le fugitif reste introuvable.
Cette nouvelle affaire met une fois de plus en lumière la fragilité du système carcéral en général et béninois en particulier. Et pendant que l’enquête suit son cours, c’est surtout la population d’Abomey-Calavi qui vit désormais avec l’angoisse de croiser, au détour d’une ruelle, un braqueur en cavale.