Justice au Bénin/Délibéré dans l’affaire de l’ex-DGPN à la Criet : Le verdict attendu le 1er Décembre prochain

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La tension monte à la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme. Louis-Philippe Houndegnon et son neveu devront attendre le 1er décembre 2025 pour connaître leur sort. La chambre d’appel de la Criet a renvoyé le délibéré hier lundi 20 octobre après une audience marquée par des plaidoiries acerbes de la défense.

Par La Rédaction

L’ancien Directeur Général de la Police Nationale comparaissait pour « harcèlement par le biais d’une communication électronique et incitation à la rébellion ». Son neveu est poursuivi pour complicité des mêmes faits. En première instance, le juge avait déclaré son incompétence, estimant que les faits revêtent un caractère criminel. Une décision qui a poussé les deux prévenus à interjeter appel.

Me Fidèle Abouta, conseil des deux hommes, a démonté pièce par pièce la décision du premier juge. Selon l’avocat, tout le dossier repose sur un seul extrait de conversation entre son client et l’ancien ministre Moudjaïdou Soumanou. Dans cet échange, l’ex-ministre évoque trois tentatives d’assassinat auxquelles il aurait échappé. « J’ai été contre », aurait répondu l’ex-patron des flics du Bénin.

Le premier juge en aurait déduit alors que le principal prévenu dirigeait un escadron de la mort sous le régime de Boni Yayi. Une interprétation que la défense conteste vigoureusement. Pour Me Abouta, cette réponse signifie simplement que Louis P. Houndegnon est opposé à toute forme de violence ou d’assassinat. il a par la suite dénoncé une substitution de qualification sans débat contradictoire, transformant un délit en crime sans respecter la procédure.

Les débats ont porté exclusivement sur le harcèlement électronique et l’incitation à la rébellion. « C’est un dossier purement et simplement délictuel », a tranché l’avocat. Il a exigé que la chambre d’appel se déclare compétente pour juger l’affaire sur le fond. Le ministère public a maintenu ses réquisitions initiales. Deux ans de prison ferme et deux millions de francs CFA d’amende pour l’ancien chef de la police. Une relaxe au bénéfice du doute est proposée pour son neveu.

Le 1er décembre prochain dira si la chambre d’appel accepte de se déclarer compétente ou si elle confirme l’incompétence prononcée en première instance. Une décision capitale qui déterminera la suite de cette affaire qui passionne l’opinion publique béninoise.

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